Depuis toute petite, j’avais des attirances envers les filles

Depuis toute petite vers l’âge de 6 ans, j’avais des attirances envers les filles mais vu la moralité de mes parents, je n’en ai jamais parlé.

Puis vers l’âge de 7 ou 8 ans j’ai été agressée par un homme, et à nouveau, j’ai enfoui tout cela. La honte m’a enfermée dans le silence et la solitude jusqu’à l’âge adulte.

Très mal dans ma peau de fille puisque j’aurais voulu être un garçon, l’adolescence a été calamiteuse, avec beaucoup d’alcool, de drogue, de violence, puis j’ai vécu une histoire d’amour avec un gars, mais j’étais fortement déçue par le sexe. Pensant que cela allait arranger les choses, j’ai décidé d’avoir un enfant avec lui, me disant que je ne connaitrais aucun autre homme. J’ai donc été maman à 21 ans, alors que je finissais mes études d’orthophonie.

Le père de mon fils est devenu très rapidement violent et j’ai dû me défendre. J’ai fini par l’envoyer à l’hôpital avec plusieurs coups de couteau dans le ventre. Ne supportant plus ses actes de violences, Je l’ai donc quitté définitivement.

Deux années plus tard j’entends parler de Jésus d’une façon très spectaculaire. Ma vie change radicalement, toute ma famille se convertit, je suis à 100/100 pour mon Jésus, mais je ne le laisse pas toucher à mon passé et à mes blessures que je garde toujours enfoui dans un coin.

Quelques mois plus tard malheureusement, je tombe amoureuse d’une fille dont je ne peux plus me passer.Tiraillée entre mon amour pour mon Dieu et ma passion pour cette fille,  je vis alors la période la plus noire de mon existence… dans son appartement, avec elle et mon fils.

Mais je sais que Dieu m’attend pour sauver des perdus comme moi. Il ne cesse de me manifester son amour. Je quitte cette femme et je reviens à Jésus. Et là, je découvre ce qu’est le combat spirituel pendant les années qui vont suivre, dans une lutte inhumaine contre cette dépendance affective.

Le Seigneur d’abord et les frères et sœurs m’aident dans ce combat où mon cœur se déchire pour suivre mon Dieu.
Ma motivation est tellement forte : sauver les perdus ! Puis le Seigneur me parle de mariage. Aïe ! Ce n’était pas prévu au programme !
Nouveau combat pendant au moins 2 années, contre toutes les pensées négatives et peurs que j’ai vis à vis des hommes. Mais j’aime mon Dieu au point de vouloir faire sa volonté par-dessus toutes mes craintes.

En 1993, Je rencontre Didier qui, quelques mois après deviendra mon époux, après lui avoir  tout raconté de mon passé. Mais pour autant, mes pulsions homosexuelles ne sont pas parties, elles me pourrissent l’existence. Chaque fois qu’il y a une jolie fille à la télé ou dans la rue, mes tripes sont retournées et mon esprit perturbé. Mon mari le sait et il a peur…!

Notre vie sentimentale n’est pas facile non plus, le corps de l’homme reste un danger potentiel pour moi. Mon mari souffre… ! pendant plus de 10 ans.
Et un soir, lors d’une session où j’ai été invitée d’une façon très spéciale, la soirée est consacrée à se battre contre tout ce qui est  négatif, contraire à notre nature,d’enfoui en nous. A un moment, j’entends au fond de moi « problèmes de sexualité », alors que l’oratrice ne l’a pas dit.

Ce soir-là, je sais contre quoi je dois me battre. Je me mets dans le fond de la salle, et je visualise l’ennemi qui est au-dessus de ma tête comme une tentacule. Je l’empoigne, je la plaque contre le mur à maintes reprises, je tape avec mes poings et mes pieds dans ce mur, ça dure environ une demi-heure, à la fin de laquelle, je suis épuisée.

Mais quand je rentre chez moi le lendemain, je ne suis plus la même. Je suis libre, je n’ai plus peur de voir des jolies femmes. Plus aucune pulsion, tout est terminé. Heureuse, je ne veux plus entendre parler de problèmes de sexualité, et surtout pas d’homosexualité.

Mais quelques années plus tard, le Seigneur me tend une « saine embuscade » et je me retrouve dans une association chrétienne, à aider des personnes qui sont dans des liens d’homosexualité.

Au départ il y a 2 demandes, et au bout d’un an, je compte 50 demandes. Le Seigneur me donnant la confirmation  que c’est bien là, ma place. Et je dois aider des personnes qui vivent ce combat que j’avais vécu des années plus tôt. Et je vois des libérations, des vies transformées, pas seulement en France, mais aussi au Canada et en Belgique, étant donné que je travaille principalement par mail.

J’interviens dans divers lieux en France. Un pasteur nous fait venir au Canada pour intervenir dans son église en 2016.

Depuis, sous l’impulsion du Saint-Esprit, nous avons créé une association « LibreCPossible », avec mon mari et deux amies, pour nous occuper des personnes en difficulté dans leur identité, leur affectivité, leur sexualité.

Aujourd’hui, en ce début d’année 2018 2017, nous avons créé un site qui s’appelle « librecpossible.com » qui est là pour répondre à de nombreuses questions.