Une femme guérie est une femme qui va de l’avant !

joie

Laquelle d’entre nous n’a pas été blessée?

Nous sommes tout au long de notre vie blessés de différentes façon et parfois nous n’en réalisons pas toutes les conséquences .Il y a des événements qui vont nous atteindre mais qui seront vite oubliés et puis il y en d’autres qui nous marquerons à tout jamais … Les blessures de l’enfance laisseront une trace toute particulière dans nos vies. L’abus fait parti de ces blessures. Il est l’un des rares cas où la victime se sens coupable. Il engendre de nombreuses conséquences dont nous avons plus ou moins conscience .Avec le temps notre vie peut devenir complètement assujettis à la douleur de ces souvenirs, notre comportement en est affecté, ainsi que la façon dont nous allons gérer nos relations .Nous pouvons finir par sombrer dans la dépression ou pire , mais heureusement, en Jésus , nous avons une espérance !!!

A l’âge de 5 ans, pour la première fois je subissais un abus sexuel .Ma vie ne serait plus jamais la même. L’événement se répétera, en laissant derrière lui une trace indélébile .Et pourtant aux yeux des autres rien ne paraissait…

A l’âge de quatorze ans je décidais de donner ma vie à Jésus. Je m ‘engageais à le suivre et l’aimer.

Le cours de la vie continua, refoulant un passé douloureux, que je croyais avoir maitrisé et dont j’ignorai

s totalement les effets sur ma vie. Ce n’est qu’a l’âge de 29 ans , alors marié et maman de deux enfants , active dans mon église locale , heureuse à mes yeux et aux yeux de tous , que tout va basculer !

Un événement va venir me bousculer, m’ébranler au point de perdre le control, et de sombrer peu à peu dans une dépression .cette situation me faisait honte et je n’osais pas en parler. Je culpabilisais en me disant qu’un chrétienne ne pouvait pas être dans cet état, que je devais manquer de foi …Je perdais pied et tous les murs de protections que je m’étais construit semblaient s’effondrer.

Je ne comprenais pas ce qui se passait, pourquoi étais- je dans cet état ?

J ai finis par supplier Dieu de me montrer la cause de tout cela .Sa réponse a été  simple :

« Cette blessure (celle de l’abus) tu ne me l’a pas donné, c est un fardeau qui est trop lourd pour toi … »

Je n’hésitais pas un instant, j’acceptais de lui confiais cette blessure intime, que j’avais réussi à enfouir dans une pièce de mon cœur, fermée à clé .En échange je reçu une joie parfaite. Des promesses dans mon cœur et le désir d’être utile à tous ceux et celles qui sont dans la souffrance .Ma marche sur le chemin de la guérison pouvait commencer !

Les années ont passé et je constate avec tristesse que le nombre de femmes (ou d’hommes) ayant subit un abus, sous quelque forme qu’il soit , sont très nombreux, c’est un véritable fléau, y compris dans nos milieux chrétiens. Pourtant, ce sujet reste tabou.

Mais qui est concerné ?

Vous, moi. Que ce soit en tant que victimes, ou pour aider, accompagner, ou même faire de la prévention .Nous sommes toutes concernées .Nous devons parler de ce sujet, prendre conscience des ses conséquences. Et donner la possibilité à toutes les victimes d’entendre qu’en Jésus il y a de l’espoir !

Shélomie