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Jan 28 2026

Tu ne peux pas parce que tu es une femme !

Je suis Yamina. Je suis née en 1972. Oui, je suis une femme, et je le dis aujourd’hui avec fierté et confiance. Mon genre est féminin. Je suis l’avant-dernière d’une fratrie de dix enfants, la huitième, entourée de plusieurs frères, dont des jumeaux juste après moi. Je suis mariée à Cyrille. Je suis mère de 4 enfants.

 

Très tôt, j’ai ressenti l’injustice. Chez nous, les filles devaient aider aux tâches ménagères pendant que les garçons jouaient ou se reposaient. Je ne comprenais pas pourquoi. À cette époque, j’aurais préféré être un garçon, non pas parce que je rejetais mon identité, mais parce qu’être un garçon semblait offrir plus de liberté, plus de respect et plus d’opportunités.

 

Je contestais en silence ces valeurs qu’on voulait m’imposer. Je voulais juste être moi, libre, sans limites basées sur le genre.

Et pourtant, aujourd’hui, je peux dire avec paix que les tâches ménagères ne sont plus un problème pour moi, ni même cuisiner. Je les fais sans révolte, sans blessure, sans sentir que cela me diminue. Le Seigneur a guéri mon regard. Je n’y vois plus une injustice, mais simplement une part de la vie, que je fais avec joie et équilibre, comme chacun dans sa maison.

 

Et puis il y avait ces réflexions dures, humiliantes :

« Laisse tomber, elle doit avoir ses règles. »

« Tu n’es qu’une fille. »

« Ce n’est pas pour toi, c’est un truc de gars. »

« Tu ne peux pas, parce que tu es une fille. »

Ces paroles résonnent encore, mais elles ne me définissent plus. Car Dieu ne parle pas ainsi.

Dans la Bible, la femme est précieuse, voulue, aimée et honorée. Dieu crée la femme à son image, tout comme l’homme (Genèse 1:27). Elle n’est pas un être inférieur, mais un vis-à-vis, une partenaire dans la création et dans la vie.

Et Jésus, que dire ? Il a toujours élevé les femmes dans leur dignité. Il a parlé avec elles, les a guéries, écoutées, valorisées. Il s’est même révélé en premier à une femme après sa résurrection, confiant à Marie de Magdala le message le plus puissant de l’histoire.

Jésus n’a jamais dit : « Tu ne peux pas, parce que tu es une femme. »

Au contraire, il a dit : « Va, ta foi t’a sauvée. »

Aujourd’hui, je me tiens debout. Femme, pleinement femme, telle que Dieu m’a créée.

Mon identité n’est plus définie par ce que les autres ont dit de moi, mais par ce que Dieu dit de moi :

« Tu es précieuse à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. » (Ésaïe 43:4)

Mais ça n’a pas toujours été le cas.

Dès l’âge de 3 ans, j’ai été séparée de mes parents et placée chez une tante dure, sans amour. J’ai grandi dans le rejet, l’humiliation, et plus tard, j’ai été victime d’abus physiques, morales. Mon cœur s’est brisé quand mon père a dit un jour :

« Si j’avais su, je vous aurais tordu le cou à votre naissance et jetés à la Meuse. »

Ces mots m’ont poursuivie et plongée dans une profonde souffrance intérieure.

Je vivais dans une culture où Dieu faisait peur, où tout était interdit, haram, surtout pour une fille. Alors j’ai voulu respirer, vivre comme mes frères. Mais au fond, j’étais vide, brisée, sans espoir.

Je suis tombée dans l’anorexie, l’alcool, la défonce au cannabis pour faire taire ma souffrance. Les nuits, mes pensées me harcelaient, et le jour, j’étais militante : je donnais aux autres ce que moi-même je ne recevais pas.

J’étais enchaînée à l’intérieur, prisonnière d’une cage invisible.

À 16 ans, mes parents m’ont fiancée et prévoyait à ma majorité un mariage arrangé. Deux ans plus tard, j’ai réussi à rompre, mais ma mère m’a maudite.

À la fac, je m’engage dans une relation avec un homme qui me fait croire à son engagement, mais il me trahit. Quand j’officialise la relation et que je découvre ma grossesse, lui me rejette et me presse d’avorter, car une autre femme de ses relations est aussi enceinte.

On me dit que c’est à moi d’avorter, car l’autre femme s’est déjà fait avorter trois fois.

Hors de question pour moi. Je me retrouve seule, enceinte, sans pouvoir retourner chez mes parents. Pour ma mère, j’avais « raté mon destin ».

Je me sentais vide, perdue, dans une impasse. Je n’avais plus de solutions.

Alors j’ai décidé de mourir. Nous sommes en Octobre 1997. J’ai 26 ans.

Mais le soir même où j’avais fixé ce rendez-vous avec la mort, le téléphone n’a pas cessé de sonner. C’était Mariam, la sœur de l’homme dont j’étais enceinte. Elle est venue sans prévenir et m’a dit :

« Je suis venue t’apporter une bonne nouvelle. »

Elle a sorti une Bible et lu :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)

Puis elle a ajouté :

« Yamina, ce quiconque, c’est toi. Jésus est mort pour toi. »

Ces paroles m’ont transpercée. Quelques jours auparavant, j’avais crié à Dieu :

« Si tu existes, révèle-toi à moi ! »

Et même en kabyle : « A Yalbè, skiniyid avlith ! »

Ce soir-là, j’ai compris que l’amour de Dieu pour moi ne dépendait pas de mon passé, mais de sa grâce.

Mariam m’a montré ce verset :

« Si tu confesses tes péchés, Dieu est fidèle et juste pour te pardonner et te purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:9)

Alors j’ai demandé pardon à Dieu. Et une paix surnaturelle a envahi mon cœur.

Ce soir-là, j’ai dormi comme un bébé.

Il m’a libérée de mes chaînes, de mes addictions, de ma honte. Il m’a donné un nouveau départ, un nouveau sens, une nouvelle vie.

J’ai été accompagnée par un couple pastoral dans une relation d’aide, et j’ai suivi une psychothérapie pour être délivrée de mes traumas et de mes fausses croyances.

Dans ma marche avec le Seigneur, j’ai appris qu’il y a le visible, mais aussi l’invisible, que Dieu connaît.

Sa Parole me guide et me réconforte chaque jour :

« Prenez courage, tenez bon ! Ne craignez rien… car l’Éternel votre Dieu marche lui-même avec vous ; il ne vous délaissera pas et ne vous abandonnera pas. »

Deutéronome 31:6

Jésus dit aussi :

« Je vous ai parlé ainsi pour que ayez la paix en moi. Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. »

Jean 16:33

Il n’a pas dit que nous vaincrons le monde.

Il a dit que LUI l’a vaincu.

Alors, prenons courage.

Je peux témoigner qu’il y a un Dieu qui nous aime et qui nous aide à prendre un nouveau départ. Ce qu’il a fait pour moi méritait d’être partagé dans ma famille. Mon changement a interpellé mes parents, mes frères et sœurs.

Deux de mes sœurs ont accepté de suivre Jésus, puis mes parents, puis mes deux petits frères.

Nous continuons d’être des lumières qui éclairent autour de nous.

« Il nous réconforte dans toutes nos détresses, afin qu’à notre tour nous soyons capables de réconforter ceux qui passent par toutes sortes de détresses, en leur apportant le réconfort que Dieu nous a apporté. »

2 Corinthiens 1:4

Jésus est venu apporter la paix et la joie, pour que nous puissions encore aujourd’hui nous encourager les uns les autres, nous encourager les unes les autres.

Toute la gloire lui revient.

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