Jésus enseigne l’humilité à ses disciples…

BENGLADECH 08.2012 092« Si donc moi, le Seigneur et le maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; c’est un exemple que je vous ai donné : comme je vous ai fait, moi, vous aussi faites de même. » Jean 13. 14, 15

 

Jésus a dû souvent faire face à la présomption des disciples, tant il est vrai que l’orgueil est solidement enraciné dans le cœur de l’homme depuis que le diable l’y a implanté : « Vous serez comme des dieux » (Gen. 3. 5).

Alors que le Seigneur vient de parler de sa mort (Luc 9. 44), les disciples discutent pour savoir lequel d’entre eux serait le plus grand, sous-entendu dans le royaume de Dieu (v. 46). Jésus prend alors un petit enfant – le membre le plus insignifiant de la société aux yeux des Juifs – et le place à côté de lui pour leur montrer que la véritable grandeur se mesure dans l’accueil accordé aux plus petits.

Dans la dernière soirée passée avec ses disciples, Jésus va accomplir la tâche qui revenait aux serviteurs ou aux esclaves : laver les pieds des hôtes.

Par son acte qu’il laisse en exemple, Jésus ne reproche rien à ses disciples, mais leur enseigne une grande leçon d’humilité (verset du jour). De plus, en lavant leurs pieds, il leur montre comment, dans l’amour, nous devons aider nos frères et sœurs qui contractent des souillures en marchant dans ce monde.

Au cours de la soirée, immédiatement après que Jésus ait institué la cène en mémoire de lui, les disciples ont une vive discussion pour savoir lequel d’entre eux : « serait estimé le plus grand » dans le royaume à venir (Luc 22. 24).

Le Seigneur répond à leurs calculs en leur donnant l’exemple de son propre abaissement : « Moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (v. 27 ; Matt. 20. 28). Il se place si bas qu’il met ses disciples au-dessus de lui puisque, selon l’opinion courante, un invité à table est plus grand que celui qui sert.

Quelle puissance dans cet exemple d’humilité et de dévouement que Jésus nous donne !

Aussi, il peut dire à ses disciples : « Apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur » (Matt. 11. 29).

Il est le Maître. 

Il reste pourtant leur serviteur à toujours, même dans la gloire (Luc 12. 37), car l’amour aime à servir.

Le monde définit la grandeur en termes de pouvoir, de richesses, de prestige et de position. Dans notre mentalité du « moi d’abord », se comporter en serviteur n’est pas une notion très populaire.

Cette notion enseignée par Jésus est tellement contraire à la grandeur selon le monde que nous avons du mal à la comprendre et encore plus à la mettre en pratique. Les disciples se disputaient pour savoir qui aurait la meilleure place et 2000 ans après n’en est-il pas de même à tous les niveaux ….même dans nos milieux chrétiens ?

Rappelez-vous que Dieu vous a façonné pour le service dans l’humilité, non pour une vie centrée sur vous-même. Faute d’avoir un cœur de serviteur, vous serez tenté d’utiliser vos aptitudes à des fins personnelles. 

Vous serez aussi tenté de vous en servir comme excuse pour vous dispenser de répondre à certains besoins.

Dieu éprouve souvent nos cœurs en nous demandant de servir dans des domaines qui ne correspondent pas parfois  à nos compétences. Si vous voyez « un homme » tomber dans un fossé, il vous demande de lui venir en aide, non de dire : « Je n’ai pas le don de miséricorde ou de service. »

 N’oubliez jamais que votre cœur de serviteur révèlera votre maturité.

Il n’est besoin d’aucun talent particulier pour balayer et empiler les chaises après une réunion, accueillir ses frères et sœurs, visiter les personnes en difficulté pour les accompagner pour leurs courses….etc .

Tout le monde peut être un serviteur.
Tout ce qu’il faut, ce sont de bonnes dispositions.

Je n’ai aucune formule magique à vous proposer, mais je voudrais partager avec vous quelques réflexions sur l’attitude que nous devrions appliquer à notre propre vie, avant de l’exiger des autres:

  • Respectons nos promesses en nous assurant avant que nous serons en mesure de les honorer ;
  • Soyons naturels, vrais, authentiques et tenons des discours avec des mots simples et compréhensifs par tous ;
  • Agissons au mieux dans l’intérêt de l’autre dans l’humilité, sans chercher à le tromper.
  • Aimons, aimons, aimons ! !

Ne nous leurrons pas: notre comportement a une très grande influence sur les gens que nous côtoyons chaque jour. Plus nous pratiquerons, plus nous développerons la confiance en  nous. Le Saint Esprit saura approuver nos actions !

Apprenons de LUI, car Il est débonnaire et humble de cœur…….. (Matt. 11. 29).
Il est le Maître. 

Annie Dermonsessian