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Evenementielles | 7 On déconfine
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7 On déconfine

Sur déconfine!

Enfin, on essaie de commencer à… parce que pour ce qui est des cafés, manifestations, restos, clubs de toutes sortes, bref, tout ce qui nourrit notre relationnel, notre besoin de l’autre… eh ben, rien, niente, nada ! C’est pas encore pour maintenant!

Mais tu sais quoi? Je ne sais pas te dire si je m’en réjouis ou pas de ce déconfinement… parce que finalement, il ne m’a pas manqué grand-chose.

J’ai réalisé que mes journées étaient un peu encombrées de superflu, de trajets inutiles, de commissions mal groupées, de besoins soudains, pressants et inutiles…

J’ai réalisé que ma vie pouvait être moins urgente, moins chargée, plus légère…

Mais j’ai surtout pris conscience qu’on n’a clairement pas été conçu pour être seuls, et que le plus grand besoin qu’on puisse avoir c’est le besoin de l’autre, le besoin relationnel «vrai», pas virtuel, le besoin de contact, de parler, de se confier, de savoir que non, on n’est pas seuls.

Ce besoin je l’ai croisé dans la main levée du cycliste qui d’ordinaire passerait sans même me voir.

Je l’ai rencontré en elle que je connaissais à peine et qui, à force de faire un petit bout de chemin ensemble, en tenant compte de la distance sanitaire bien sûr, va forcément devenir mon amie.

Je l’ai perçu dans la nécessité récurrente de discuter, de se confier, de «voler» cinq minutes de partage par-ci, par-là…

Je l’ai vu sur la place tristement vide, attablé en tête-à-tête à la terrasse d’un café… fermé. Peut-être pour ne pas oublier comment ça fait…

J’ai compris aussi qu’il y a une relation plus importante que toutes. Une relation qui ne me fera jamais défaut tant que je l’entretiens. Une relation dont le moteur n’est pas intéressé, mais l’Amour. Une relation qui ne me laissera jamais seule. Et cette relation-là, c’est celle que je peux avoir avec mon Dieu. C’est mon essentiel.

Je me suis aperçue que, comme toutes relations, elle n’est pas statique, ni monotone. Elle évolue avec le temps et s’adapte aux circonstances. Et là, dans ce temps bizarre, j’ai réalisé que si j’arrivais à calmer les tempêtes qui parfois agitent mon âme, si je pouvais renoncer à mes raisonnements qui essaient de tout contrôler, tout comprendre, je pouvais alors trouver auprès de Lui La paix, la vraie. Pas la paix des circonstances, non, la paix du cœur. Celle d’un cœur qui a confiance en son Dieu en sachant qu’Il est au contrôle, au-delà de ma logique.

Alors, ce matin je me suis fait cette réflexion:

Suis-je assez confiante pour arrêter de crier et accepter patiemment ce qu’Il a prévu pour moi dans cette journée?

Suis-je confiante au point de ne plus l’agacer avec mes urgences et Lui faire confiance en temps qu’il a décidé il va agir?!?

Est-ce que je suis suffisamment rassasiée de Dieu pour pouvoir dire comme le psalmiste que mon cœur est calme et confiant comme un enfant repu dans les bras de sa mère?

Et toi?!?

Psaumes 131
je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ; je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop relevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère ; j’ai l’âme comme un enfant sevré.

 

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