Frippée
Bof !
Je me suis levée toute « fripée » ce matin avec juste une envie : retourner me coucher et me réveiller encore une fois pour voir si ma tête avait changé.
Parce qu’elle est lourde, ma tête. Et puis, mon nez est bouché. Du coup, ça me donne des poches sous les yeux et mon teint s’en ressent : il est gris et terne, comme mes pensées de ce matin, ternes et très, très… plates.


Beaucoup d’entre nous connaissons le livre de Ruth, cette belle rencontre entre deux célibataires, qui a fait entrer cette femme étrangère au peuple de Dieu dans la lignée de Jésus.
J’étais cette brebis égarée, celle qui s’était accommodée à des relations toxiques, à des paroles blessantes. C’était ça, ma parure.
Il y a quelques mois, j’ai lu un article qui parlait d’un mouton retrouvé après s’être égaré dans le désert australien pendant plusieurs années.
Bon. Voilà. Mon bateau « reconnaissance » a été arrêté. Mais arrêté net. (Mais je te rassure, il n’a pas coulé !)
J’ai le mal de mer.. Si, si, je t’assure.
Bien passé le cap. Quelle drôle d’expression. Ça suppose que tu passes d’une tempête ou de quelque chose de difficile à un autre côté où ça devrait se dégager.
J’ai emballé le premier paquet. J’y ai mis tout ce qui traînait, d’ancien, de douloureux, de ce qui était et qui n’a plus de raison d’être parce que c’est le passé. Mais ce passé parfois refait surface. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi. C’est lorsque je l’ai emballé que j’ai compris. Il fallait que je le recouvre d’un beau papier de reconnaissance et d’un ruban de joie. Le passé ne sera plus.
« Pourtant Dieu parle de différentes manières, mais personne n’y fait attention. » Job 33.14