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Evenementielles | Qu’Il grandisse et que je diminue.
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Qu’Il grandisse et que je diminue.

Je suis enseignante. J’ai repris mon activité en septembre après plus de cinq ans de coupure. Je suis confrontée à des enfants que je trouve changés. J’ai l’impression que les enfants que j’ai en face de moi sont de plus en plus blessés alors qu’ils ont moins de six ans, qu’ils manquent de paix, ils ont du mal à se fixer, se poser, n’ont pas de repère.

Parfois je me demande comment faire ? Je me sens démunie face à ces enfants qui ont tant de mal à se concentrer, qui vivent pour certains tant de choses difficiles en dehors de l’école et qui les empêchent complètement de travailler, d’apprendre alors qu’apprendre est le propre de l’être humain, de l’être vivant.

Ces enfants encore bien petits sont privés de leur essence, de qui ils sont de par les circonstances, les blessures d’adultes dépassés. Je ne juge pas ces adultes. Je sais combien cela peut être difficile d’être parent.

Je ne sais pas ce qui se vit dans les maisons, quelles blessures ces adultes ont eux-mêmes vécus. J’ai l’impression qu’ils sont comme un physalis. Le fruit, le trésor se trouve comme emprisonné dans une carapace plus ou moins épaisse. Ne suis-je pas moi-même comme cette plante ?

Nous avons tous des blessures, des événements ou des personnes qui nous ont mis dans cette boîte. C’est même parfois nous-mêmes qui avons construit cette protection pour nous sentir en sécurité, nous défendre contre ce qui nous faisait peur ou mal. Je ne sais pas combien de temps je pourrai continuer ainsi.

C’est difficile et frustrant de vouloir sauver, aider toutes les personnes que l’on rencontre. C’est impossible. Je ne peux pas le faire. Ce n’est pas à moi de le faire.

C’est bien orgueilleux de croire que je peux sauver le monde alors que seul Jésus peut le faire. Je me sens toute petite. Et je crois que c’est une bonne chose finalement malgré l’inconfort que cela peut produire. C’est une bonne chose parce que c’est quand je reconnais que je ne comprends pas, que je ne sais pas que je dois chercher en dehors de moi la solution, que je cherche des forces ailleurs, je cherche mes forces en Jésus.

Ce n’est pas facile parce qu’on perd tout contrôle. On reconnaît que nous ne sommes rien et qu’il est tout. Mais c’est dans cette attitude que l’on peut vivre de plus grande chose, que l’on peut voir des miracles. J’hésite aujourd’hui à demander à voir des miracles. Il y a deux ans je demandais à Dieu de vivre des miracles et il m’a amenée dans mes retranchements : mon fils s’est noyé et a failli mourir mais Dieu l’a sauvé. C’est une grâce immense mais ce fut bien douloureux !

Cependant, je demande maintenant d’être plus sensible à ce qui ne vient pas de moi, à la voix du Saint Esprit qui vit en moi pour mieux le suivre et lui obéir.

C’est Christ qui vit en moi.

Je veux que cela se voit. Bien souvent, je crois que cela ne se voit pas. Y’at-il vraiment une différence entre mes collègues et moi ? Entre moi et les autres parents ? Tout un apprentissage alors que j’ai envie de fuir face à ces situations qui me dépassent.

Mais c’est là que Dieu peut se manifester. Alors je continue de vouloir voir des vies changées et transformées, à commencer par la mienne. Et je crois, je sais que ce changement ne viendra que lorsque je lui laisserai plus de place, lorsque je lui obéirai plus, que Dieu pourra plus parler à travers moi.

Que tu grandisses et que je diminue.

Ma prière est que Dieu se glorifie. Qu’il brille. Qu’il soit visible.

La réponse à cette prière se trouve dans ma consécration, dans le secret de ma chambre pour plier et le genou et écouter sa voix et pour arriver à ce chemin j’ai immensément besoin de son aide !!!

Bénédicte.

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