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Evenementielles | Qu’est ce qui me motive ?
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Qu’est ce qui me motive ?

Alors que nous sommes tous confinés, pour la plupart à l’arrêt ou au moins au ralenti dans nos activités et nos services, je me demandais pour quoi un sujet comme celui-ci était si fort sur mon cœur.

Pourquoi parler de « qu’est-ce qui me motive à servir » « quelles sont mes motivations lorsque je sers Dieu ».

Et bien finalement, n’est-ce pas le meilleur moment pour faire le point. Pour se placer devant Dieu et lui demander ce qu’il pense de notre état de cœur. « Sonde-moi ô Dieu, connais mon cœur. Regarde si je suis sur une mauvaise voie ». Cette prière est bien celle de quelqu’un de consacré qui veut s’assurer que son cœur ne s’est pas égaré vers des faux Dieux !

C’est cette prière que je veux faire aujourd’hui afin que Dieu me montre si les motivations de mon cœur sont les bonnes pour le servir.

Qu’est ce qui me motive dans mon service dans l’église, dans mon travail, dans ma vie ?

Alors j’ai volontairement élargi la question car je pense que tout peut être lié.

Plusieurs choses peuvent me motiver :

  • Je fais plaisir aux autres
  • Je le fais parce que j’aime ça
  • Je suis compétente donc je fais
  • Je m’identifie, j’ai besoin de prouver que je suis capable, que j’existe
  • J’ai l’impression que je n’ai pas le choix
  • Je réponds à un besoin
  • Je me fais plaisir
  • J’obéis à Dieu

 

De toutes ces réponses, la plupart sont acceptables, une n’est pas saine et la dernière est la meilleure.

Je fais plaisir aux autres/ je le fais parce que j’aime ça/ je suis compétente donc je fais/ je me fais plaisir/ je réponds à un besoin sont des réponses que l’on peut faire sans se dire que l’on est dans l’erreur d’un point de vue strictement humain.

D’un point de vue spirituel, les réponses je me fais plaisir et je fais plaisir aux autres peuvent insidieusement nous entrainer dans une mauvaise voie.

J’ai besoin de prouver que je sais faire, d’exister et de m’identifier est une réponse qui ne me convient pas, cela signifie que je vis par procuration. C’est l’activité, la reconnaissance que j’ai en faisant qui fait que je me sens bien.

La dernière réponse : j’obéis à Dieu est celle qui devrait toujours nous motiver. Car si réellement on fait ce que Dieu attend de nous, les 2 premières réponses en découleront. Si je suis dans la volonté de Dieu dans mon service alors je serai épanouie et je bénirai les autres. Et Dieu me donnera la possibilité de devenir compétente.

Je suis une des premières à dire qu’il faut être épanouie dans la vie, qu’il faut faire ce qui nous plait, qu’il faut travailler dans le domaine qui nous correspond et qui va valoriser et développer nos capacités et nos compétences.

Mais attention je n’en oublie pas pour autant l’essentiel : servir Dieu, obéir à sa volonté.

[Avez-vous remarqué qu’il arrive que certaines personnes soient très compétentes dans un domaine et pour autant ce n’est pas dans ce domaine qu’elles servent dans l’église. Une amie me racontait récemment que dans l’église ou elle a grandi un jour s’est converti le premier violon de l’orchestre. Tout le monde s’attendait à ce qu’il joue du violon à l’église. Heureusement, il a eu la sagesse de refuser. Pourquoi ? parce que ce n’est pas ce que Dieu attendait de lui. D’autant plus que le risque aurait été que les gens focalisent sur lui et non plus sur Dieu ]

 

Servir Dieu ou se servir de Dieu

Je voudrai vous parler de deux personnages très connus de la bible : David et Salomon. Des hommes choisis par Dieu, avec un cœur pour Dieu tous les deux.

Le premier David : qui a à cœur de construire un temple pour l’éternel (1chronique 22/7)

Mais Dieu lui dit NON, ce n’est pas toi qui le construiras mais ton fils.

En gros, David a une super initiative que Dieu approuve. Mais il lui dit d’accord mais pas toi !!!

Le deuxième Salomon : je vous rappelle l’histoire que vous trouverez dans 1 roi 3/5

A Gabaon, l’Éternel apparut en songe à Salomon pendant la nuit, et Dieu lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne.

Salomon répondit : Tu as traité avec une grande bienveillance ton serviteur David, mon père, parce qu’il marchait en ta présence dans la fidélité, dans la justice, et dans la droiture de coeur envers toi; tu lui as conservé cette grande bienveillance, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme on le voit aujourd’hui.

Maintenant, Éternel mon Dieu, tu as fait régner ton serviteur à la place de David, mon père ; et moi je ne suis qu’un jeune homme, je n’ai point d’expérience.

Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple immense, qui ne peut être ni compté ni dénombré, à cause de sa multitude.

Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?

10 Cette demande de Salomon plut au Seigneur.

11 Et Dieu lui dit : Puisque c’est là ce que tu demandes, puisque tu ne demandes pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, et que tu demandes de l’intelligence pour exercer la justice,

12 voici, j’agirai selon ta parole. Je te donnerai un cœur sage et intelligent, de telle sorte qu’il n’y aura eu personne avant toi et qu’on ne verra jamais personne de semblable à toi.

13 Je te donnerai, en outre, ce que tu n’as pas demandé, des richesses et de la gloire, de telle sorte qu’il n’y aura pendant toute ta vie aucun roi qui soit ton pareil.

14 Et si tu marches dans mes voies, en observant mes lois et mes commandements, comme l’a fait David, ton père, je prolongerai tes jours.

15 Salomon s’éveilla. Et voilà le songe.

On voudrait tous être comme Salomon à ce moment-là. Déjà Dieu lui parle par un songe. Il a une conversation avec Lui. Il a un cœur extraordinaire pour servir Dieu avec humilité. Bref, le mari ou le gendre idéal !! 😉

Seulement, son cœur ne va pas rester dans cet état.

L’Éternel fut irrité contre Salomon, parce qu’il avait détourné son cœur de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois.

Dans la loi (Deut 17/15 à19) Dieu avait spécifié que le roi ne devait pas avoir beaucoup de chevaux, un grand nombre de femmes et qu’il ne fasse pas un grand amas d’argent et d’or.

Que s’est-t-il passé dans le cœur de Salomon ? il a désobéi aux 3 instructions spécifiques données par Dieu. Il n’est pas resté fidèle à son Dieu.

C’est ce que Dieu appelle la prostitution lorsqu’il parle de son peuple qui va adorer d’autres Dieux.

Non seulement Salomon va adorer d’autres Dieux mais il va aussi devenir son propre Dieu. Il va « s’acheter » des chevaux, des femmes, sans se contenter de ce qui lui est nécessaire. Il va tomber dans l’opulence malsaine et arrogante.

Pourquoi ?

Parce qu’il a oublié son objectif premier, sa destinée : servir Dieu.

Il y a un contraste énorme entre David et Salomon. Tous les deux étaient roi, avaient ce qu’ils voulaient. A un moment dans leur vie, à chacun d’eux Dieu leur dit NON. David accepte, Salomon désobéit.

David a mis de côté sa volonté, ce qui lui aurait fait plaisir de faire parce que l’important pour lui ce n’était pas que ce se soit lui qui fasse mais que Dieu soit honorer donc peu importe celui qui le fasse. Salomon lui, alors qu’il avait déjà tout finalement devait encore prouver qu’il était puissant et riche. Il se faisait plaisir.

 

Il y a une différence de 2 mots entre servir Dieu et se servir de Dieu. Mais il y a une grande différence en réalité.

David a servi Dieu fidèlement, Salomon s’est servi de Dieu, de la position que Dieu lui avait donnée.

 

Mon épanouissement n’est pas dans l’activité ou la position elle-même mais dans la façon de glorifier et d’honorer Dieu à travers mon service.

Si mon activité sert à m’accomplir je me trompe d’objectif et surtout j’ai détourné les louanges que je dois à mon Dieu vers moi-même. Pour dire plus violemment, je me suis créé un nouveau Dieu : moi-même. C’est-à-dire que toute la gloire me revient !

 

Quand le service/l’appel/le ministère devient un objectif.

Je suis de plus en plus inquiète lorsque je me rends compte que dans les milieux chrétiens tout est mis en place pour le développement personnel. Trouver sa destinée, accomplir son rêve, s’accomplir. Mais que le renoncement, l’abandon de soi, la mort à soi-même n’est pas prêché !

C’est dans le renoncement et la mort à soi-même que l’on trouvera notre épanouissement et notre destinée. Lorsque Jésus devient notre Seigneur alors à ce moment-là, nous acceptons sa volonté pour notre vie et nous pouvons entrer pleinement dans Sa destinée pour nous, Son rêve pour nos vies.

Pour nous chrétien, notre destinée est de louer, glorifier Dieu avant tout car c’est ce que nous allons faire pendant l’éternité. Alors je suis d’accord, nous pouvons glorifier Dieu de mille et une manières, à travers les dons, avec les capacités que Dieu nous a donnés. En chantant, en jouant d’un instrument, en aidant, en étant charitable, en travaillant dans notre entreprise, en développant des nouvelles choses liées à notre activité.

 

La subtilité c’est lorsque cette idolâtrie arrive dans l’église, quand mon service dans l’église devient un service pour me glorifier. C’est très subtil car évidement ce n’est pas dit de cette façon !

 

 

Ces 2 mois (voire plus) sans église seront certainement révélateur de cette déviation pour certains. Je ne peux plus servir comme je le faisais avant, je n’ai plus la reconnaissance des gens, je ne peux plus « montrer » mes capacités, je n’ai pas autant de likes qu’avant…

Qui suis-je quand je n’ai plus cette reconnaissance des autres ? comment je gère quand je ne peux plus servir comme je l’ai toujours fait ? comment vais-je servir Dieu autrement qu’avec les dons qui me caractérisaient, qui faisait que j’étais reconnu ?

 

Il y a quelques années j’ai été remise en question sur ma légitimité dans mon service pour Dieu. Ce n’est pas une situation facile à vivre car on s’interroge, on réfléchit à ce que l’on aurait pu faire ou dire de mal. Bref, c’est une tempête qui s’abat sur vous sans que vous vous y attendiez.

Mais après tout, ok j’accepte, pourquoi moi finalement ?

Après la tempête vient le désert !

Comme un test, Dieu me demande pendant des mois de rester assise sur ma chaise. Et me voilà à attendre, dans le silence et l’inaction (apparente).

J’ai appris, beaucoup appris. Sur moi, sur Dieu, sur mon service.

Je me rappelle un jour, pendant un tête-à-tête avec Dieu lui avoir demandé si je m’étais trompée, si je devais arrêter mon service définitivement. Clairement, Dieu m’a répondu non ! mais il m’a fait comprendre que j’avais besoin de faire une pause, de revenir à l’essentiel pour me repositionner.

Mais Dieu a fait les choses d’une façon assez extraordinaires et inattendues. Il était au contrôle.

 

 

Mon service n’est pas une fin en soi. C’est juste un moyen.

Pendant ce temps de pause dans l’église j’ai vécu des expériences extraordinaires dans mon activité professionnelle. Alors que l’éducation nationale est un milieu très fermé, je n’ai jamais autant témoigné de ma foi, parler de Dieu, c’était juste hallucinant. Mon identité ne dépend pas de mon activité dans l’église mais uniquement de mon appartenance à Dieu.

Notre identité ne repose pas sur un titre ou sur une activité mais sur ma relation avec mon père céleste.

Si mon identité repose sur ma situation financière, mon statut social ou ma notoriété, je me trompe d’objectif, je me suis créé un Dieu, plus important dans ma vie que mon Sauveur.

Ce qui est très troublant c’est la subtilité du problème. Comment reconnaitre ou savoir que je me suis détournée de ma vocation.

Lorsque mon service, mon témoignage, mon appel honore et glorifie Dieu c’est que vraisemblablement je suis dans la bonne direction.

Si au contraire, mon service, mon témoignage, mon appel me glorifie, m’élève c’est que le but initial a été détourné.

Si mon attente c’est de recevoir de la reconnaissance, l’acceptation, la gratitude (les likes) des autres je suis en train de me perdre !

Et je pense que cela peut toucher n’importe quel service dans l’église ou n’importe quel domaine dans la vie.

1 cor 10/31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

Col 3/23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes.

 

Quoi que je fasse, mon but est de servir. Evidemment je suis plus à l’aise dans un domaine que dans un autre, et je mets mes dons et mes capacités au service du domaine en question. Mais je ne dois pas oublier l’essentiel : Glorifier Dieu

Je vais volontairement vous poser des questions gênantes pour vous faire réfléchir :

 

Crash test

 

Que deviendrais tu si on t’enlevait TON service dans l’église ? Si Dieu lui-même te demandait de faire un break ? de t’arrêter ?

Alors évidemment, celui qui semaine après semaine fais le ménage, incognito, n’aura pas la même réaction que celui qui prêche ou qui conduit la louange. (J’ai volontairement cité les 2 extrêmes)

Quelle serait ma réaction si on me demandait de former les jeunes dans le but de leur laisser la place d’ici quelques temps ? (Soit dit en passant la transmission ou le tutorat est un concept totalement biblique, et il faut prier pour que la génération suivante soit meilleure et plus talentueuse que nous) Nous ne sommes pas là éternellement et il faut penser à passer le relais 😉

 

Comment réagirais-tu si du jour au lendemain, on ne faisait plus appel à toi pour un service (que tu as l’habitude de faire) mais que l’on demandait à d’autres personnes ?

 

Imagine que tu es dans une équipe pastorale ou une équipe de louange ou de ménage et que tu entendes des commentaires de chrétiens comme quoi le jeune (ou le plus jeune) est meilleur que toi, que le dernier arrivé dans l’équipe finalement a plus de charisme que toi. Quel serait ta réaction ? celle de Saul lorsque David a eu plus d’acclamations que lui ou bien humblement tu te réjouirais du succès de ton collègue ? (Exemple tiré d’une prédication entendue récemment😉.)

J’ai entendu un pasteur la semaine dernière qui disant à juste titre, dans le ministère, dans le service pour Dieu il n’y pas de place pour les carriéristes. Restons HUMBLE de ce que Dieu nous a donné par grâce.

 

Un dicton dit ceci : L’important ce n’est pas d’atteindre ton objectif, l’important est la personne que tu deviens sur le chemin.

Avec Dieu l’important c’est d’avoir combattu le bon combat jour après jour, c’est de devenir de plus en plus comme Lui, c’est de lui ressembler chaque jour un peu plus. Il n’y a pas la place pour les carriéristes dans le royaume de Dieu mais il y a de la place pour les humbles de cœur qui, un pas après l’autre, obéissent à la volonté de Dieu.

 

Rosetta

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