La grenouille.
Je l’ai retrouvée juste posée sur un carton, même pas emballée, tout au fond d’une armoire.
C’est une pièce que j’ai peinte il y a bien longtemps : une grenouille en porcelaine pour laquelle j’avais eu le coup de foudre. Je l’avais complètement oubliée… et je sais très bien pourquoi.


Ah… c’est un peu le même cirque chaque matin. Oh pas un cirque bien compliqué… mais le dilemme d’une femme devant son armoire.
voilà tout ce que j’avais pour aider mon mari à décharger une remorque pleine de broyat. Pas grand-chose aux yeux de certains, n’est-ce pas ? Et pourtant, qu’est-ce que cette situation m’a interpellée !
C’est bizarre comme il y a des chansons qui parfois te rentrent dans la tête et qui te la squattent. Tu ne sais pas d’où elle vient ni quand tu l’as entendue, mais elle est là, à tourner en boucle, comme un disque rayé…
On s’est ouvert une petite bouteille. Eh oui !!!
Là, aujourd’hui, j’ai la concentration d’un poisson rouge. La faute au Covid. Eh oui, il nous a rattrapés, mon mari et moi !
Des jours et des jours qu’il est devant moi, ce tableau.
Des plans, on en avait plein. Une année pleine de projets à tel point que ça nous avait pris la tête grave pour les faire tenir dans notre agenda annuel. Il faut dire que l’année s’y prêtait bien. C’était pour mon mari et moi la première d’une longue série d’années sabbatiques. La vie selon nos désirs allait commencer.
Zut… deuxième jour du déconfinement et les vieilles habitudes reprennent le dessus!
Sur déconfine!