Une dent.
Depuis chez moi, en bas, dans la plaine, c’est une dent.
Une dent qui domine ma plaine, ma maison. Une dent qui fait partie de ma vie, de mes racines, comme un acquis bien intégré. Elle m’a toujours paru comme Le sommet. Celui qui domine la vallée, ma vallée. Haut, très haut, abrupt, sévère. C’est derrière cette dent que, depuis toujours, le soleil se lève et m’apporte l’éclairage du matin.


Oh… bon, d’accord, j’avoue que je l’ai un peu laissé tomber ces derniers temps, la faute aux fêtes.
Encore une fois, tout a été livré à temps. Il a chargé, déchargé sa hotte, donné tout ce qu’il avait, tout ce qu’on lui avait demandé. Les petits lutins sont déjà partis. Le traîneau a été nettoyé, remisé jusqu’à l’année prochaine et les rennes ont repris leur liberté dans la forêt enchantée. Quant à lui, il a rangé au fond d’une malle son manteau rouge et ses bottes de 7 lieues.
Je sais que mon titre va en surprendre plus d’une !!
« Si c’est oui, dites “oui”, si c’est non, dites “non”, tout simplement ; ce que l’on dit en plus vient du Mal. » Matt. 5:37
Le dictionnaire définit le rocher comme une grande masse de terre dure, inaltérable, solide, qu’on ne peut remuer.
Un matin, de bonne heure, seule à m’être extirpée du cocon chaud de la nuit, il a bien fallu me rendre à l’évidence : j’allais devoir allumer le feu dans le poêle.
Sauf que, j’avais bien dit : « Plus de desserts pour moi. ». Mais comment résister à une sphère au chocolat !
Je suis crevée, fatiguée, épuisée, lessivée !
Pendant longtemps ma vie chrétienne a été régie par des règles à respecter. Elle se résumait à des droits et des devoirs. J’avais beaucoup de mal à être spontanée car je pensais que je faisais mal.