La tête sous l’eau.
Bon. Voilà. Mon bateau « reconnaissance » a été arrêté. Mais arrêté net. (Mais je te rassure, il n’a pas coulé !)
C’est pas que je ne voulais pas être reconnaissante. C’est pas que je n’essayais pas. J’ai persévéré, chaque jour (ou presque), mais c’est comme s’il y avait une grosse chape noire au-dessus de moi. Une grosse tempête.


J’ai le mal de mer.. Si, si, je t’assure.
Bien passé le cap. Quelle drôle d’expression. Ça suppose que tu passes d’une tempête ou de quelque chose de difficile à un autre côté où ça devrait se dégager.
J’ai emballé le premier paquet. J’y ai mis tout ce qui traînait, d’ancien, de douloureux, de ce qui était et qui n’a plus de raison d’être parce que c’est le passé. Mais ce passé parfois refait surface. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi. C’est lorsque je l’ai emballé que j’ai compris. Il fallait que je le recouvre d’un beau papier de reconnaissance et d’un ruban de joie. Le passé ne sera plus.